Spiritualité et Psychologie au Quotidien

Le Partage pour de justes relations humaines

Exemple des moyens et méthodes suggérés pour :
Le Partage en vue de justes relations humaines.
Actions à poser par l'humanité, pour un monde meilleur.




Le texte qui suis, est tiré du livre "Extériorisation De la Hiérarchie", écrit par Alice A. Bailey en avril 1940, publié aux édition Dervy-Livres. De la page 170 à la page 182.

« 5. Dans l�ordre mondial nouveau, le corps gouvernant de toute nation devrait être composé de ceux qui travaillent pour le plus grand bien du plus grand nombre et qui, en même temps, offrent leur chance à tous, en veillant à ce que la liberté individuelle soit respectée. Aujourd�hui des hommes doués de vision parviennent à la reconnaissance, rendant possible un juste choix des gouvernants, ce qui était impossible jusqu�à notre siècle.

6. L�ordre mondial nouveau sera fondé sur un sens actif de la responsabilité. La règle sera "tous pour un, et un pour tous". Cette attitude devra être développée entre les nations. Elle n�est pas encore présente.

7. L�ordre mondial nouveau n�imposera pas aux nations un type uniforme de gouvernement, une religion de synthèse ou un système de standardisation. Les droits souverains de chaque nation seront reconnus, ainsi que son géni particulier; les tendances individuelles, les qualités raciales pourront s�exprimer pleinement. Dans un seul domaine, il faudrait tenter de réaliser l�unité, dans le domaine de l�éducation.

8. L�ordre mondial nouveau reconnaître que les produits du monde, les ressources naturelles de la planète et ses richesses n�appartiennent à aucune nation en particulier, mais doivent être partagés par tous. Il n�y aura pas de nations dans la catégorie des "possédantes" et d�autres dans la catégorie opposée. Une distribution équitable et convenablement organisée du blé, du pétrole et des richesses minérales du monde entier se développera, basée sur les besoins de chaque nation, sur ses ressources intérieures et sur les besoins de son peuple. Tout ceci sera exécuté en relation avec le tout.

9. Dans la période préparatoire à l�ordre mondial nouveau il y aura un désarmement régulier et contrôlé. Ce ne sera pas facultatif. Il ne sera permis à aucune nation de produire et d�organiser des équipements à des fins de destruction ou d�enfreindre à la sécurité de toute autre nation. L�une des premières tâches d�une future conférence de paix sera de régler cette question et de veiller au désarmement progressif des nations.

Voici les prémisses simples et générales sur lesquelles l�ordre mondial nouveau doit commencer à travailler. Ces stades préliminaires doivent être maintenus fluides et expérimentaux; la vision de ce qui est possible ne doit jamais être perdue et les fondations doivent demeurer inviolées, mais les processus intermédiaires et les expérimentations doivent être menés par des hommes qui, ayant à cœur l�intérêt supérieur de tous, peuvent changer le détail de l�organisation, tout en sauvegardant la vie de l�organisme.

Les justes relations humaines.

L�objectif peut se résumer ainsi : le nouvel ordre mondial facilitera l�établissement de justes relations humaines, basées sur la justice, la reconnaissance des droits hérités, des chances égales pour tous – quelles que soient la race, la couleur et la croyance – sur la suppression du crime et de l�égoïsme par une éducation adéquate, sur la reconnaissance de pouvoirs divins chez l�homme, ainsi que sur une reconnaissance d�une Intelligence divine dirigeante, en Laquelle l�homme a la vie, le mouvement de l�être.

Les difficultés, confrontant les nations quand la guerre sera terminée, peuvent sembler insurmontables, mais, avec de la bonne volonté, de la patience et de la vision, elles peuvent être résolues. En supposant que l�humanité n�aura de cesse que les nations agressives soient vaincues, il sera nécessaire que les démocraties victorieuses soient généreuses, clémentes, compréhensives et attentives à la voix du peuple dans son ensemble. C�est cette voix (habituellement saine dans ses jugements) qui doit être évoquée, reconnue et écoutée, et non la voix des représentants séparatifs de quelque idéologie, forme de gouvernement, religion ou parti. L�objectif de ceux à qui on confiera la tâche de redresser le monde, ne sera pas d�imposer la démocratie au monde entier, ni le christianisme à un monde de religions diversifiées. Ce sera sûrement d�encourager les meilleurs éléments de tout gouvernement national, auquel le peuple souscrira ou qu�il approuvera intelligemment. Chaque nation devrait reconnaître que sa propre forme de gouvernement peut lui convenir, mais ne pas convenir du tout à une autre nation. On devrait enseigner que la fonction de chaque nation est de parfaire sa vie nationale, son rythme, son mécanisme, afin d�être un partenaire efficace de toutes les autres nations.

Il est également essentiel que l�ordre mondial nouveau développe chez l�humanité un sens de divinité et de relation avec Dieu et cependant ne mette pas l�accent sur les théologies raciales et les croyances séparatives. Les facteurs essentiels des croyances religieuses et politiques doivent être enseignés; il faut qu�une nouvelle simplicité de vie soit inculquée. Aujourd�hui ceci se perd parce que l�accent est mis sur les possessions matérielles, les choses et l�argent. il faudra regarder en face la question de l�argent; le problème de la distribution de la richesse, naturelle ou humaine devra être traité avec soin, et il faudra trouver un compromis entre les nations qui possèdent des ressources illimitées et celles qui en ont peu ou pas. Le problème des différentes formes de gouvernement national doit être regardé en face avec courage et pénétration. La restauration psychologique, spirituelle et physique de l�humanité doit constituer l�une des responsabilités primordiales. L�impression de sécurité doit être placée sur une base ferme, c�est-à-dire une base de relations justes et non celle de la force. Les hommes doivent se sentir en sécurité, car ils cherchent à développer une bonne volonté internationale, ils peuvent se faire confiance les uns aux autres et ne dépendent donc pas de la force de leur armée ou de leur flotte.

La reconnaissance de la Hiérarchie spirituelle, qui existe dans le nouveau groupe des serviteurs du monde, doit s�accroître régulièrement sous une forme ou une autre. Ceci interviendra lorsque les hommes d�État et gouvernants des différentes nations et corps de gouvernements – politiques ou religieux – seront doués de vision, que leurs motifs seront spirituels et leur inspiration altruiste.

Le futur ordre mondial sera une expression pratique de la fusion du monde de vie intérieur et spirituel et du mode d�action extérieur, civilisé et culturel; c�est une possibilité réelle, car l�humanité, dans ses couches supérieures, a déjà acquis la faculté de vivre simultanément dans le monde physique et dans le monde intellectuel. Beaucoup de gens, aujourd�hui, vivent aussi dans le monde spirituel. Demain, il y en aura bien davantage.

III. QUELQUES-UNS DES PROBLÈMES QUI SE POSENT.

Le nouvel ordre mondial devra faire face à de nombreux problèmes. Ces problèmes ne seront pas résolus en imposant une solution par la force, comme dans l�ordre mondial de l�Axe. ils seront résolus par de bonne méthodes d�éducation et par la compréhension des objectifs du véritable ordre mondial. En gros, ils se divisent en quatre catégories : le problème racial, le problème économique, le problème de gouvernement et le problème religieux.

Le problème racial.

Il n�existe aucune manière de résoudre le problème racial par les lois, la ségrégation, ou par une tentative de former des blocs nationaux, comme dans le cas de l�Allemagne d�aujourd�hui, qui proclame que les Allemands sont des surhommes. De telles tentatives ne servent qu�à dresser des barrières insurmontables. À part de très rares exceptions, il n�y a pas de races pures. L�Allemagne en particulier, étant située au carrefour de l�Europe, est nettement la fusion de plusieurs souches. Les vagues d�émigration, les armées conquérantes au cours des siècles, les voyages du monde moderne, ont mêlé et fusionné inextricablement toutes les races. On peut donc considérer que toute tentative pour isoler une race ou imposer une prétendue "pureté raciale" est vouée à l�échec. la seule solution de ce problème consiste à reconnaître que tous les hommes sont frères; qu�un seul sang coule dans les veines de l�humanité; que nous sommes tous les enfants du même Père et que si nous ne reconnaissons pas ce fait, c�est simplement une indication de notre stupidité en tant qu�homme. L�arrière-plan historique, les conditions climatiques et les mariages mixtes généralisés ont fait des différentes races ce qu�elles sont aujourd�hui. Essentiellement, néanmoins, l�humanité est une : héritière des âges, produit de nombreuses fusions, modelée par les circonstances, enrichie par le processus de développement évolutionnaire. Cette unité de base doit maintenant être reconnue.

Le problème racial majeur a été, depuis des siècles, celui des Juifs, que l�Allemagne a porté à un point culminant. Ce problème peut aussi être résolu, si on le reconnaît pour ce qu�il est, si les Juifs font eux-mêmes un effort pour le résoudre et coopèrent aux efforts mondiaux pour régler cette question. Ils ne l�ont pas encore fait, car le Juif moyen est solitaire et instable, capable de peu de chose pour se concilier le monde. Instinctivement et intellectuellement, le Juif est séparatif; intuitivement il a la vision mais, par ailleurs, aucun sens de fusion avec les autres peuples.

Il n�y a aucun mode scientifique jusqu�ici connu de solution des problèmes raciaux. C�est finalement une question de pensée juste, de conduite correcte et de simple bonté. La question ne sera pas résolue par des mariages entre les races, ni par l�isolement de groupes occupant des territoires particuliers, ni par aucune idée de supériorité ou d�infériorité conçue par l�homme. De justes relations humaines découleront d�une reconnaissance mutuelle des erreurs, du regret de l�action mauvaise du passé et, si possible, de la restitution. Elles apparaîtront quand on pourra enseigner aux nations à apprécier les qualités des autres nations et à comprendre le rôle qu�elles jouent dans le tableau d�ensemble. Elles se développeront quand sera détruit le sens de la supériorité raciale; quand les différences raciales et les querelles raciales seront reléguées dans un passé fâcheux, et que seul un avenir de coopération et de compréhension sera activement promu. Elles feront sentir leur présence quand le mode de vie comportant de justes relations (recherchées par toutes les personnes éclairées de toute race) deviendra l�attitude habituelle des masses, quand on considérera qu�il est contraire aux meilleurs intérêts de toute nation de répandre des idées tendant à dresser des barrières raciales ou nationales, à susciter des haines et à entretenir des différences et des séparations. Ce temps-là viendra sûrement. L�humanité maîtrisera le problème des relations humaines et des attitudes justes.

Il est inévitable qu�il existe des différences raciales, des querelles nationales et des distinctions de caste, mais il est également impératif qu�elles disparaissent. Le monde est un seul monde. L�humanité est une seule unité dans le processus de l�évolution. les différences sont le fait de l�homme et engendrent la haine et la séparation. Quand on enseignera aux enfants des diverses races, dès leurs premières années, qu�il n�y a aucune différence, que tous les hommes sont frères et que les distinctions apparentes sont essentiellement superficielles, les générations futures aborderont alors le problème des interrelations mondiales, sans le handicap des préjugés, de l�orgueil racial ou des ressentiments historiques inculqués. Par une bonne éducation on peut enseigner aux petits enfants des attitudes justes; ils seront réceptifs, car l�enfant ne voit ni ne reconnaît aucune différence; la vérité de la promesse biblique selon laquelle "un petit enfant les conduira" se révélera scientifiquement vraie. Le nouvel ordre mondial instaurera ce processus éducatif.

Le problème économique.

Ce problème est fondamentalement bien m oins difficile à résoudre. Un solide bon sens peut le faire. Il y a des ressources suffisantes pour entretenir la vie humaine que la science peut accroître et développer. La richesse minérale, le pétrole, le produit des champs, la contribution du règne animal, la richesse de l amer, les fruits et les fleurs s�offrent tous à l�humanité. L�homme détient toutes ces ressources, elles appartiennent à tous et ne sont la propriété d�aucun groupe, nation ou race. Seul l�égoïsme humain est responsable (en ces jours de transports rapides) de ce que des milliers de gens meurent de faim, alors que la nourriture pourrit ou est détruite. Seules des combinaisons intéressées et des injustices financières dues à l�homme font que les ressources de la planète ne sont pas universellement disponibles, par quelque sage système de distribution. Il n�existe aucune excuse justifiant le manque des denrées essentielles à la vie dans aucune partie du monde. Un tel état de pénurie indique une politique à court terme et le blocage de la libre circulation des produits indispensables pour une raison ou une autre. Toutes ces conditions déplorables sont basées sur l�égoïsme de quelque groupe ou de quelques nations, et sur le défaut de conception d�un plan impartial et sage, apte à ravitailler les humains selon leurs besoins; cela dans le monde entier.

Alors que doit-on faire pour la libre circulation des denrées essentielles, en dehors de l�éducation des générations nouvelles, sur la nécessité de partager? La cause de ce néfaste mode de vie est très simple. C�est le résultat des mauvaises méthodes éducatives du passé, de la compétition et de la facilité avec laquelle les faibles et les impuissants peuvent être exploités.

La responsabilité n�appartient pas à un seul groupe, comme quelques idéologues fanatiques voudraient le faire croire aux ignorants. Notre période a simplement atteint le maximum de l�égoïsme humain, qui doit ou détruire l�humanité ou être aboli intelligemment.

Trois facteurs mettront fin à cette situation de grand luxe et d�extrême pauvreté, où le petit nombre mange scandaleusement trop, et le grand nombre meurt de faim, où la centralisation des produits du monde est placée entre les mains d�une poignée d�hommes dans chaque pays. Ce sont : d�abord, la reconnaissance qu�il y a assez de nourriture, de combustible, de pétrole et de minéraux dans le monde pour satisfaire aux besoins de la population tout entière. Le problème est donc, fondamentalement, celui de la distribution. Deuxièmement, le principe doit être accepté selon lequel des ressources suffisantes doivent être distribuées et les denrées essentielles à la santé, à la sécurité et au bonheur de l�humanité doivent être rendues disponibles. Troisièmement, le problème économique tout entier et l�instauration des règles nécessaires et des agences de distribution devraient être confiés à une ligue économique des nations. Dans cette ligue, toutes les nations trouveraient place; elles connaîtraient leurs besoins nationaux (basés sur la population, les ressources intérieures, etc.) et sauraient aussi quelle peut être leur contribution à la famille des nations. Toutes seraient animées par la volonté du bien général, volonté-de-bien qui, au début, sera probablement fondée sur la nécessité nationale du moment, mais qui sera constructive dans son application.

Certains faits sont évidents. L�ordre ancien a échoué. Les ressources du monde sont tombées entre les mains des égoïstes et il n�y a pas eu de juste distribution. Certaines nations en ont trop et ont exploité leur surplus; d�autres en ont peu et leur vie nationale, leur situation financière s�en sont trouvées paralysées. À la fin de cette guerre, toutes les nations auront des difficultés financières. Toutes les nations devront se reconstruire; toutes devront s�appliquer activement à l�instauration de la future vie économique de la planète et à sa mise au point sur des bases plus saines.

Cette période de réajustements offre l�occasion d�opérer des changements radicaux et profondément nécessaires, ainsi que d�établir un nouvel ordre économique, reposant sur la contribution de chaque nation au tout, sur le partage de ce qui est fondamentalement nécessaire, sur la mise en commun de toutes les ressources au bénéfice de tous et sur un sage système de distribution. Un tel plan est réalisable.

La solution que je propose ici est si simple que pour cette raison même elle manquera peut-être d�attrait. la qualité requise chez ceux qui entreprendront ce changement du contre d�intérêt économique est également si simple – la volonté-de-bien – que là aussi on n�y prêtera peut-être pas d�attention; mais sans simplicité et bonne volonté, bien peu de choses pourront être accomplies après la guerre. On aura grand besoin d�hommes ayant une large vision, de la sympathie, une connaissance technique et un intérêt très général. Ils devront aussi jouir de la confiance du peuple. Ils devront se réunir pour poser les règles selon lesquelles le monde pourra être nourri convenablement; ils devront déterminer la nature et l�étendue de la contribution que peut apporter chaque nation; ils devront fixer la nature et la quantité de marchandises à fournir à chaque nation, engendrant ainsi des conditions qui feront circuler les ressources mondiales selon la justice; ils organiseront les mesures préventives, propres à compenser l�égoïsme et la convoitise de l�homme.

Peut-on trouver un tel groupe d�hommes? Je le crois. Il y a partout des gens qui étudient profondément la nature humaine, des chercheurs dans le domaine de la science pleins de sympathie pour les êtres humains, des hommes et des femmes consciencieux qui depuis longtemps, dans l�ancien et cruel système, sont aux prises avec le problème de la douleur et des besoins humains.

Cette ère nouvelle de simplicité doit arriver. Le nouvel ordre mondial inaugurera cette vie plus simple, basée sur une nourriture adéquate, une pensée juste, une activité créatrice et le bonheur. Ces facteurs essentiels ne sont possibles qu�avec une juste réglementation économique. Cette simplification et cette sage distribution des ressources mondiales devront concerner les supérieurs et les inférieurs, les riches et les pauvres, servant ainsi tous les hommes également.

Le problème du gouvernement.

Venons-en maintenant au problème du gouvernement dans le nouvel ordre mondial : nous sommes face à une situation très complexe. Certains grands régimes idéologiques ont divisé le monde en groupes opposés. Il y a les grandes démocraties, au sein desquelles les quelques monarchies existant encore trouvent place; il y a les puissances totalitaires, qui résument les anciennes dictatures et autocraties. Il n�y a rien de nouveau dans la politique de l�Axe. Il s�agit essentiellement de groupes réactionnaires, car les tyrans, la cruauté et l�exploitation des faibles font partie de l�histoire du passé. Les démocraties, malgré toute leur inefficacité actuelle, portent en elles le germe de ce qui est vraiment nouveau, car elles sont l�expression de l�émergence, dans l�humanité tout entière, du gouvernement par soi-même et de la maîtrise de soi. Il y a aussi l�idéal communiste qui est un curieux mélange d�individualisme, de dictature, de l�ancien conflit entre travail et capital, du Sermon sur la Montagne et des pires aspects de la révolution et de l�exploitation. La direction qu�il va prendre, même dans l�avenir immédiat, est imprévisible. Il y a d�autres pays et d�autres peuples qui sont conditionnés par leur environnement et qui, à l�heure actuelle, ne jouent pas un rôle déterminant dans les événements mondiaux, si ce n�est dans la mesure où les grandes puissances les utilisent. Puis il y a les peuples et les tribus qui poursuivent encore leur petite vie, sans être troublés par l�agitation qui existe dans les parties plus civilisées du monde.

Derrière la diversité des méthodes gouvernementales, surgissent clairement certains profils qui indiquent de plus larges fusions et une tendance à réaliser certaines synthèses. Des courants de pensée, fondamentaux et divers, apparaissent qui, dans le nouvel ordre mondial, s�épanouiront en une synthèse majeure très désirée par la Hiérarchie spirituelle et qui, tout en conservant des éléments nationaux et raciaux, produiront un état d�esprit subjectif et sous-jacent lequel mettra fin à l�ère de la séparativité. On évoque, aujourd�hui, un désir d�États fédérés d�Europe, sur le modèle du Commonwealth britannique ou des États-Unis d�Amérique; on parle d�un ordre nouveau en Asie, d�une politique de Bon Voisinage en Amérique, d�une Union fédérale des nations démocratiques. Il y a aussi l�expansion régulière des Républiques socialistes soviétiques. Certains groupements majeurs semblent possibles et probablement judicieux. On pourrait les envisager de la façon suivante :

1. Une union fédérale des grandes démocraties, après la guerre, qui pourrait inclure tout l�Empire britannique, les États-Unis, les pays Scandinaves et certaines nations du nord de l�Europe, Allemagne comprise.

2. Une Union des pays latins, comprenant la France, l�Espagne, tous les pays méditerranéens, les Balkans (excepté un ou deux pays qui pourraient être absorbés par l�URSS), et l�Amérique latine.

3. L�Union des Républiques socialistes soviétiques et certaines nations asiatiques, collaborant avec elles, telles que la Chine, et plus tard le Japon.

Ces trois grands blocs ne seraient pas antagonistes, mais simplement des sphères géographiques d�influence. ils travailleraient tous trois dans l�unité et la relation économique la plus étroite. Chaque nation, dans ces trois blocs, conserverait son indépendance souveraine; mais entre ces nations indépendantes et entre ces blocs, il y aurait identité d�intention, unité d�effort et reconnaissance d�un contrôle économique, exercé par une ligue de nations. Cette ligue, comportant des représentants de toutes les nations, et son corps gouvernemental interne étant choisi par les trois blocs, aurait la haute main sur toutes les sources de ravitaillement, distribuerait ce dernier dans sa totalité et déterminerait toute politique économique.

Je n�entrerai pas dans les détails de ces futures mises au point. Ceux-ci doivent être élaborés par les hommes de bonne volonté, dans le creuset de l�expérimentation et de l�expérience. seul un désastre universel pouvait provoquer chez les hommes un état d�esprit où de telles solutions et de telles propositions pouvaient être présentées. Il est très précieux que tout le monde reconnaisse l�échec lamentable de l�ordre ancien.

Le problème religieux.

Lorsque nous envisageons la religion dans le nouvel ordre mondial, nous nous trouvons en face d�un problème bien plus compliqué et en même temps beaucoup plus facile. La raison en est que la question religieuse a été étudiée, et un peu comprise, par la majorité des hommes. Sur les interprétations théologiques, il y a d�énormes différences; sur une large reconnaissance d�une Intelligence divine universelle ou Dieu (quel que soit le nom qu�on donne à cette Vie universelle), il y a généralement des réactions semblables. Les formes des religions sont si différentes, et les adhérents de la théologie sont si acharnés dans leur loyalisme et leur sectarisme, que l�apparition d�une religion mondiale est inévitablement très difficile. Mais cette apparition est très proche et les différences sont relativement superficielles. La nouvelle religion mondiale est plus proche que beaucoup ne pensent; ceci est dû à deux facteurs : premièrement, les querelles théologiques reposent surtout sur des points non essentiels et, deuxièmement, la jeune génération est fondamentalement spirituelle, mais ne s�intéresse nullement à la théologie.

La jeunesse intelligente de tous les pays rejette rapidement la théologie orthodoxe, le cléricalisme d�état et la domination de l�Église. Les jeunes ne s�intéressent ni aux interprétations humaines de la vérité, ni aux querelles du passé entre religions majeures. Par ailleurs, ils s�intéressent profondément aux valeurs spirituelles et cherchent ardemment la vérification de leurs muettes et profondes reconnaissances. Ils ne recherchent ni bible, ni système de prétendue connaissance et révélation spirituelle, mais leur regard est fixé sur un grand tout mal défini, où ils cherchent à se fondre et à se perdre, tel que l�État, une idéologie, ou l�humanité. dans cette expression de l�esprit d�abnégation, on voit apparaître la vérité la plus profonde de toute religion et la justification du message chrétien. Le Christ, dans sa haute demeure, se soucie peu de voir les hommes accepter ou non les interprétations théologiques des savants et des hommes d�Église; ce qui lui tient à cœur, c�est que la note-clé de sa vie de sacrifice et de service soit reproduite parmi les hommes. Il lui est indifférent que l�accent mis sur le détail et la véracité de l�Évangile soit reconnu et accepté, car Il s�intéresse davantage à ce que se poursuive la recherche de la vérité et de l�expérience spirituelle subjective. Il sait que dans chaque cœur humain se trouve ce qui répond instinctivement à Dieu, et que l�espoir de la gloire ultime réside dans la conscience christique.

Donc, dans l�ordre mondial nouveau, la spiritualité va remplacer la théologie; l�expérience vécue prendra la place de l�acceptation théologique. Les réalités spirituelles vont émerger de plus en plus clairement et l�aspect forme va se retirer à l�arrière-plan; la vérité dynamique et expressive sera la note-clé de la nouvelle religion mondiale. Le Christ vivant prendra sa juste place dans la conscience humaine et verra le fruit de ses plans, de son sacrifice et de son service; l�emprise des ordres ecclésiastiques s�amenuisera et disparaîtra. Seuls demeureront, en tant que guides de l�esprit humain, ceux qui parleront par expérience vécue et qui ne connaîtront aucune barrière de croyances; ils reconnaîtront la marche en avant de la révélation, et les nouvelles vérités seront basées sur d�anciennes réalités, mais seront adaptées aux besoins modernes; elles manifesteront progressivement la révélation de la nature et de la qualité divines, Dieux est maintenant connu comme Intelligence et Amour. Cela, le passé nous l�a donné. Il faudra qu�Il soit connu comme Volonté et Dessein; c�est ce que l�avenir révélera.

Quand le problème racial aura disparu par la reconnaissance de la Vie Une; quand le problème économique aura été résolu par les nations travaillant en coopération; quand le problème d�un bon gouvernement au sein de chaque nation aura été déterminé par le libre arbitre de chaque peuple respectivement et quand l�esprit de la vraie religion ne sera plus entravé par les formes et les interprétations anciennes, alors nous verrons un monde sur la voie de l�expérience juste, des relations humaines justes et du progrès spirituel vers la réalité.

Une étude de ces quatre grandes lignes de la vie humaine montrera combien il est vrai que l�Allemagne est aujourd�hui le point focal de la situation mondiale. Dans cette malheureuse nation, le problème racial a atteint une telle importance que le monde entier en est affecté. Du point de vie économique, Hitler a dit que l�Allemagne était obligée de se battre pour sauvegarder la vie économique de son peuple; en fait, la vie économique de l�Allemagne n�était pas aussi sérieusement menacée que celle de nombreuses nations plus petites. Le problème de gouvernement était aussi arrivé à un point critique, à cause de l�activité et des conquêtes de l�Allemagne et aussi à cause de l�accent mis par les puissances de l�Axe sur la relation entre l�État et l�individu. L�attitude des chefs de l�Allemagne, en ce qui concerne la religion, est un antagonisme prononcé. Ainsi donc, les quatre problèmes mondiaux majeurs sont aujourd�hui précipités dans l�arène de l�action par l�Allemagne; partout ils suscitent l�enquête; l�attention des hommes de tous les pays converge maintenant sur ces problèmes; et une solution est inévitable après la guerre. Quand ces questions seront abordées correctement par les hommes de bonne volonté, nous verrons alors un "plan mondial" pour l�instauration d�une vie harmonieuse telle que jusque-là elle n�avait pas été possible.

C�est à l�humanité de résoudre ses graves problèmes sur la base de la fraternité et d�introduire un genre de vie qui fournira un ravitaillement adéquat pour les nécessités de la vie, grâce à une bonne organisation du temps et du travail. Cela conduira à un échange entre le citoyen et l�État, qui suscitera le service chez l�individu et une protection correcte de la part de l�État. L�humanité sera alors libre pour l�expérience d�une vie spirituelle et celle-ci s�exprimera par une vie humaine éveillée. Peut-on demander plus ou s�attendre à davantage? Un tel mode de vie sera rendu possible si les hommes et les femmes de bonne volonté, intelligents et idéalistes, peuvent se mettre à la tâche consistant à instaurer le nouvel ordre mondial. »

Je vous encourage chaleureusement à imprimer et à distribuer le plus largement possible ce texte ou à l'envoyer par Internet. Plus il y aura de gens au courant de ces vraies solutions pour améliorer notre monde, plus ce monde prendra forme et plus rapidement il deviendra réalité.

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